Enveloppé, d'un long manteau noir moiré,
je parcours, les rues de la ville, le coeur en éclats gelés,
les trottoirs sales sont bondés,
les mortels me regardant avec férocité,
me poignardent, de leurs yeux éclairés,
d'une étincelle de méchanceté, ,
j'erre, dans les ruelles, prisonnier,
d'un lourd et terrible secret...
Traquée, de tous côtés, apeurée,
je ne peux m'échapper,
dans la rue lugubre désertée,
cette fois s'en est fait,
je vais être capturée,
gothique, ils vont m'exécuter,
je suis blessée,
s'écoule mon sang rouge pourpre glacé..
Ce n'est plus une chose cachée !
j'ai égorgé, des hommes, pour me rassasier,
sans aucune pitié,
me faufilant dans le silence du parc ensommeillé,
attiré, par l'odeur du sang frais,
d'un Ange meurtri, attrapé,
par un lycan affamé,
dans la nuit profonde étoilée...
Fille gothique, mal assurée,
dans la vie, difficile à supporter,
j'aime, la nuit, me retrouver,
au cimetière, pour communier,
avec les âmes des personnes décédées oubliées,
dans ce monde neutre, imparfait,
manière de vivre, des Hommes, refusée,
mise à l'écart, sans cesse pourchassée...
La cathédrale apparaît,
dans un silence à se damner,
la grande cloche se met à sonner,
une femme, dans l'ombre, recroquevillée,
d'une blancheur spectrale, le bras tout ensanglanté,
me demande de l'aide, sous ce porche, mal famé,
elle noue, férocement, l'écharpe, que je lui tends, froissée,
afin que, plus ne s'échappe son sang épais rosé...
Quel surprenant garçon, aux yeux foncés,
venu, de nulle part, sans aucun bruit, sur les pavés mouillées d'humidité,
étrangeté de son livide visage dans l'obscurité,
il me secourt, sans rien demander,
est-il humain complaisant, ou lycan pas encore transformé ?
à la lueur opale du réverbère mal éclairé,
de lui, je ne sais que penser,
dois-je point m' inquièter, de cette rencontre inopinée...
Ce ne sont donc des lycans affamés,
mais de simples humains en quête de paix,
aux coeurs combattants, emplis d'animosité,
princes des nuits de chagrins, obstinés,
à la recherche d'une sombre vérité,
qui ont décidés de débarrasser,
la ville de tous ces êtres humains, de moitié,
alliant le monde souterrain à celui de la ville d'en haut, habitée !!...
Mon âme gothique, me dicte de le suivre, épuisée,
je vais me laisser tenter, si telle est ma destinée,
sur ces pas, dans la pénombre, je me glisse à ses côtés,
son regard est troublant, en posant, sa main, sur mes lèvres, il m'empêche de parler,
on me recherche, ils fouillent tout le quartier, cherchent la proie à exécuter,
le sang s'écoule lentement de ma plaie, et tombe sur les pavés, maintenant, de rouge, tâchés,
je me sens défaillir, partir, dans le néant, le vide, sombrer...
...mes yeux s'ouvrent, embrumés de fièvre, mais,
"Il" est là, "vampire au coeur esseulé", celui qui vient de me sauver...
.. . ..... .. ... .. . . .
.. . ..... .. ... .. . . .
!. . ..... .. ... .. . . .
© Darmésia